
Je vous présente ici les impressions d’un fidèle lecteur de la bibliothèque et blogger à ses heures.
Il nous parle du dernier roman de Jonathan Frantzen, FREEDOM dans la collection générale. — 818.54 F837f
«J’ai enfin terminé aujourd’hui le dernier roman de Jonathan Franzen intitulé Freedom. Un roman fleuve de plus de 700 pages qui raconte l’histoire d’une famille américaine et de ses membres constituants. Je dis « enfin terminé » car j’ai interrompu ma lecture de ce livre pour lire «L’art français de la guerre» et j’ai hésité plusieurs fois à savoir si j’abandonnais ou non le livre. Et… heureusement, mon Dieu, heureusement, j’ai persisté et j’ai finalement refermé ce livre avec un petit brouillard dans les yeux. Je ne sais pas trop pourquoi ! Sans doute l’air froid dans la maison. ;o)”
Allons-y pour l’histoire.
Freedom raconte la vie de Patty, Walter et Richard, de leur rencontre à l’université jusqu’à… Je ne vous le dis évidemment pas. Entre leur première rencontre et la fin du roman : l’union de Patty et Walter, la naissance de leur deux enfants Joey et Jessica, l’ascension sociale du couple, l’ascension musicale de Richard, des épreuves de tout acabits, etc.
Oh et puis non. Inutile de vous raconter plus longtemps l’histoire. Je vous le dit tout de go : c’est un roman qui traite des travers énormes de l’american way of life. C’est le bordel total dans ce roman. La mère, Patty, éternelle insatisfaite. Le père, une réussite sociale qui tente de garder la tête hors de l’eau. Richard, l’artiste incompris qui se cherche une vie. Joey, l’ambition en personne. Bref, une histoire traversée par une foule de personnages plus tordus les uns que les autres.
Jonathan Franzen
Comme souvent dans les romans fleuve, j’ai eu du mal à m’imprégner de l’histoire au départ. Ça démarre lentement. Mais à un certain moment BANG!!!! Vous voilà accroché, harponné et c’est trop tard, vous ne pouvez plus reculer. J’ai lu le roman précédent de Franzen (Les corrections) et j’avais beaucoup aimé ce romancier qui me faisait penser à Tom Wolfe un autre grand romancier américain. Je pense qu’avec ce livre, Franzen s’est surpassé parce qu’il a ajouté une dimension moins présente dans son roman précédent : l’amour. Comment un amour peut vous transporter, comment il peut vous détruire, comment il peut vous faire vivre mais aussi vous éteindre et comment il peut vous sauver. L’amour/haine du triumvirat Walter-Patty-Richard constitue le carburant de ce grand roman américain.
Quant au titre, une phrase résume bien l’essence du livre :
”Tu peux être pauvre, mais la seule chose que personne ne peut te prendre, c’est la liberté de foutre ta vie en l’air comme tu veux.” Stéphane Leclerc
Sylvie Dallaire